La méthode PBA : Construire son style au quotidien
Quand on sait ce qui nous correspond, la course s'arrête.
Le marché de l’apparence ne s’arrête jamais. Des nouveautés en continu, des conseils contradictoires, des silhouettes qui changent avant qu’on ait eu le temps de s’y reconnaître.
À force, on ne sait plus ce qu’on aime — seulement ce qui se fait. On regarde moins de choses, on en achète moins, et ce qu’on garde est enfin porté.
Les femmes dont on admire l’allure ne s’habillent pas seules — Michelle Obama, Cate Blanchett, Amal Clooney, Anya Taylor-Joy. Elles sont accompagnées en fonction de leur vie, de leurs contextes et de ce qu’elles veulent projeter
Quand leur vie change — une marque qu’on lance, un enfant qui arrive, une carrière qui bascule — leur style se retravaille avec elles, à partir de ce qu’elles veulent incarner et de ce que leur quotidien demande.
C’est un métier, avec ses règles et son savoir-faire. Je veux le rendre accessible à toutes.
Dites-moi où vous voulez aller, je vous y emmène.
Un style qui vous ressemble et un déguisement réussi peuvent avoir l’air identiques sur une photo. Ce n’est pas la même chose à porter — l’un tient toute la journée, l’autre se défait au premier regard un peu long.
Vous ne repartez pas avec une liste de règles, mais avec une cohérence, la vôtre.
La méthode PBA protection · besoin · aspiration
Trois axes. Aucun ne fonctionne seul.
Protection
Les pièces qui rassurent, celles qui font disparaître, les couleurs choisies pour ne pas être remarquée. Les règles reçues dans l’enfance et jamais rouvertes — tous les « ce n’est pas pour moi » qu’on finit par confondre avec des goûts.
Nous avons toutes besoin de vêtements qui nous protègent, et je ne vais pas vous en priver. Mais tant qu’on ne distingue pas la protection de l’envie, c’est la protection qui décide de tout.
BESOIN
Pas la vie rêvée : vos journées, vos trajets, vos réunions, le froid, les heures debout. Un vestiaire se construit sur ce qui revient vraiment dans une semaine, pas sur les rares occasions qu’on imagine.
Si vous devez occuper plus de place dans une salle de réunion, on travaille d’abord vos matins de semaine. Un style qui ne tient pas le lundi n’est pas un style.
ASPIRATION
Ce que vous voulez dégager, dans quels moments, devant qui. Les femmes dont l’allure vous arrête dans la rue, et ce que vous leur enviez exactement.
C’est de là que viennent les éléments neufs, ceux qui font avancer une garde-robe au lieu de la répéter.
Croiser les trois, c’est aller plus loin que vous n’iriez seule sans jamais vous perdre en route. On garde ce qui vous tient, on tient compte de ce que vos journées demandent, et on ajoute ce vers quoi vous allez.
Distinguer un vrai goût d'une peur déguisée en goût.
Je recommande de prévoir un budget d’achat d’au moins 450 € pour les vêtements.
Ce n’est pas une question de standing, encore moins de marques. C’est une question de ce que le vêtement fait une fois qu’il est sur vous.
Une pièce bien faite se voit immédiatement. La coupe tombe où elle doit, l’épaule tient, le tissu ne s’affaisse pas au bout de trois heures. On se tient autrement, on y pense moins — une confiance très concrète, qui vient de la construction, pas du prix.
Ce budget est un point de départ, pas un ticket d’entrée. Il sert à construire une base solide, quelques pièces qui travaillent ensemble et qui restent.
CE QUE NOS VÊTEMENTS DISENT DE NOUS
Un vêtement peut donner de l'assurance. Il peut aussi servir à disparaître.
Nous ne nous habillons pas seulement pour être belles, mais pour nous sentir d’une certaine façon, tenir notre place dans une pièce, être lues d’une certaine manière — ou, certains jours, ne pas l’être du tout. Le plus souvent, on ne sait pas lequel des deux on est en train de faire.
C’est cette question que j’ai voulu creuser. Elle ne se règle pas dans une cabine d’essayage, alors je suis allée voir ailleurs : sociologues, psychologues, chercheuses en études du vêtement.
Joanne Entwistle montre qu’on ne s’habille jamais dans l’abstrait, toujours pour un lieu et un regard attendu. Thomas Cash sépare deux gestes que rien ne distingue de l’extérieur : choisir une pièce parce qu’elle plaît, ou pour se sentir moins exposée.
Pierre Bourdieu explique comment on hérite de règles vestimentaires sans se les être formulées. Erving Goffman a décrit ce que notre apparence annonce de nous, avant même que nous ayons parlé.
Aucun ne dit comment on passe de là à une garde-robe.
C'est ce manque qui a produit ma méthode
QUESTIONS FRÉQUENTES
EN QUOI CONSISTE LA MÉTHODE PBA ?
La méthode PBA croise trois axes pour construire votre style. La Protection : ce qui vous met à l’abri, et les règles reçues qu’on finit par confondre avec des goûts. Le Besoin : ce que votre vie exige réellement, vos journées, vos trajets, vos réunions. L’Aspiration : ce que vous voulez dégager et la direction vers laquelle vous allez. On garde ce qui vous tient, on tient compte de ce que vos journées demandent, et on ajoute ce vers quoi vous allez.
TRAVAILLEZ-VOUS LA MORPHOLOGIE ET LA COLORIMÉTRIE ?
Je ne classe pas les femmes par forme de corps ni par saison colorimétrique. Je connais l’effet des coupes, des volumes et des matières, et je m’en sers en permanence — comme des outils au service de ce que vous voulez, jamais comme des règles qui décideraient à votre place.
À QUI S'ADRESSE CET ACCOMPAGNEMENT ?
À celles qui ne se reconnaissent plus dans leur garde-robe, qui accumulent sans parvenir à créer de vraies tenues, ou qui traversent un changement de vie : nouveau poste, maternité, reconversion, nouvelle étape. Il n’est pas nécessaire de s’y connaître en mode. Le travail part de vous, de votre quotidien et de ce que vous voulez incarner.
Pourquoi comprendre son rapport au vêtement avant de faire du shopping ?
Parce que faire de bons achats commence par savoir ce que l’on recherche réellement. Nos vêtements peuvent répondre à des besoins très différents : se sentir en sécurité, gagner en confiance, s’adapter à son quotidien, affirmer sa personnalité ou accompagner un changement de vie. Analyser votre rapport au vêtement permet de comprendre ces besoins avant de sélectionner de nouvelles pièces. L’objectif est ensuite de faire des achats plus cohérents avec votre style, votre vie et ce que vous souhaitez exprimer — plutôt que d’accumuler des vêtements qui vous plaisent sur le moment mais que vous ne porterez pas.
Quelle est la différence entre la méthode PBA et un conseil en image classique ?
La méthode PBA de Willard Studios ne cherche pas à appliquer des règles universelles de style, de morphologie ou de colorimétrie. Elle commence par comprendre votre rapport au vêtement, votre quotidien, vos besoins et ce que vous souhaitez exprimer à travers votre image. Protection, Besoins et Aspirations permettent ainsi de construire une direction stylistique personnalisée, plutôt que de vous faire entrer dans une catégorie prédéfinie. Le conseil en image devient alors un outil pour mieux comprendre votre style, et non un ensemble de règles à suivre.
Ce travail s’appuie sur plusieurs ouvrages, dont :
Joanne Entwistle, The Fashioned Body (2000) · Thomas Cash, The Body Image Workbook (2008) · Pierre Bourdieu, Le Sens pratique (1980) · Erving Goffman, La Mise en scène de la vie quotidienne (1959) · Carolyn Mair, The Psychology of Fashion (2023)